Nævus congénital et nævus géant

Après l’exérèse chirurgicale d’un nævus ou d’un grain de beauté, il faut couvrir la perte de substance. Il existe plusieurs techniques pour y parvenir comme la suture directe, le ballon d’expansion, la greffe de peau ou de lambeau.

J’opère mes jeunes patients à l’Hôpital Fondation Rotchschild (Paris 19).

En résumé

Anesthésie

Générale

Durée de l’intervention

1 à 3h (selon la taille)

Éviction sociale

10 à 15 jours

Résultats

Progressifs

Dans quel cas opérez-vous un nævus ?

Les patients me sont adressés par leur pédiatre, leur dermatologue ou le médecin traitant.

Dans le cas d’enfants, il m’arrive de les voir même à la maternité. Ancien chef de clinique de chirurgie plastique pendant 5 ans à l’hôpital Necker enfants malades à Paris, je suis experte pour le traitement de ces lésions, si grandes soient-elles. Mon collaborateur, le Dr Chrétien Marquet, est aussi un chirurgien renommé pour le traitement chirurgical de ces lésions.

Le nævus ou grain de beauté est une lésion cutanée qui peut être congénitale ou apparaître plus tard dans la vie.

La transformation maligne du nævus reste exceptionnelle. C’est le nævus congénital qui est le plus susceptible de dégénérer lors de la puberté ou de la grossesse, à la faveur d’un changement hormonal. Pour les autres lésions, l’indication est plutôt esthétique, en particulier lorsque le nævus est sur le visage ou le décolleté.

Faisons connaissance

Je vous reçois en consultation pour échanger sur vos attentes et vous proposer une prise en charge sur mesure.

Prendre rendez-vous

A quel âge opérez-vous les enfants ?

C’est le dermatologue qui pose l’indication chirurgicale d’exérèse du nævus. Parfois, il la pose en urgence devant un grain de beauté qui l’inquiète, ce peut être alors très tôt dans la vie du bébé.

En l’absence d’urgence, pour le nævus congénital, l’idéal est de voir l’enfant le plus jeune possible afin de choisir la meilleure période pour l’exérèse chirurgicale du nævus.

Pour réduire les risques de l’anesthésie générale, je préfère attendre après l’âge de un an. Mais parfois, certaines localisations justifient un traitement chirurgical plus précoce. En effet, la peau d’un nourrisson, bien « dodu », très souple, se laisse tirer remarquablement. 

Cela permet d’éviter des greffes ou des interventions à répétition qui ne sont pas souhaitables.

Le naevus congénital est une lésion dermatologique qui apparaît dès la naissance. Il est dû à une prolifération bénigne de mélanocytes durant le développement du fœtus.

Afin de corriger cela, il est possible de procéder à l’exérèse chirurgicale de cette partie du derme, puis il faut couvrir la perte de substance. En fonction des cas, il existe plusieurs techniques pour y parvenir. En l’absence d’urgence, l’idéal est de voir l’enfant le plus jeune possible afin de choisir le meilleur acte !

Il m’arrive de faire des consultations en maternité directement : l’âge est déterminant pour une telle intervention. Les résultats sont très satisfaisants et les cicatrices, aussi discrètes que possible. Voici un exemple sur un de mes petits adorables patients, avant l’intervention et quelques jours plus tard.

Des techniques qui ne sont pas la règle

J’ai été interviewée par le Magazine de la Santé sur France 5 sur ce sujet. J’ai présenté le cas d’une fillette avec un nævus circonférentiel de l’avant bras (nævus géant) que j’ai pu traiter par un lambeau de la peau du ventre avec un beau résultat, ce qui aurait été impossible deux ans plus tard.

Je suis aussi intervenue dans l’émission Les maternelles afin de revenir sur l’ensemble des étapes du traitement de ces lésions cutanées et de l’accompagnement des parents et de l’enfant  depuis la naissance jusqu’à la fin des traitements chirurgicaux

Le Dr Chrétien Marque qui m’a enseigné ces techniques et son savoir  a lui aussi été interviewé avec moi sur ce sujet par l’équipe du Magazine de la Santé, il a été filmé opérant un nævus du visage, et un nævus de la paupière.

Sur ces trois interviews, nous avons présenté des techniques subtiles, originales qui ne sont pas la règle. Mais elles permettent de comprendre la réflexion que doit mener le chirurgien pour rendre vraiment service à son patient pour ainsi obtenir le meilleur résultat cicatriciel avec le moins d’interventions chirurgicales et de période d’hospitalisation possible.

Quels sont les traitements après avoir retiré un nævus ?

On dispose de plusieurs techniques :

  • Premièrement, si c’est possible, on referme par une suture directe. Cela peut entraîner des déformations, mais l’enfant grandissant cela s’améliore spontanément.
  • Ensuite, on peut récupérer de la peau à proximité pour couvrir, c’est un lambeau local ou régional. On peut même pour cela expanser la peau de proximité en posant un ballon d’expansion. Le ballon d’expansion est placé au bloc opératoire. Il est gonflé chaque semaine en consultation. Cela jusqu’à obtenir une surface de peau suffisante. On l’utilise ensuite pour couvrir la perte de substance obtenue après exérèse chirurgicale du nævus. On utilise les prothèses d’expansion principalement au niveau du scalp.
  • Enfin on peut amener de la peau plus lointaine par la technique de greffe de peau ou de lambeau.

Comment se déroule l’intervention chirurgicale ?

La durée de l’intervention dépend de sa complexité, qui est fonction de la taille et de la localisation de la lésion.

Les petits nævus ou grain de beauté chez l’adolescent ou l’adulte peuvent être opérés au cabinet de consultation sous anesthésie locale.

Pour les enfants, je préfère associer un gaz hilarant type Kalinox ou Meopa à l’anesthésie locale. Parce que le geste est moins redouté. Cela peut se faire au bloc opératoire, à la clinique ou parfois au cabinet de consultation pour les petites lésions.

Pour les enfants plus jeunes ou les lésions de surface importantes, l’anesthésie générale est utile en hôpital de jour ou avec une nuit sur place.

Quelles sont les suites opératoires après l’exérèse d’un nævus ?

Je pose chez les enfants des fils résorbables pour ne pas les ennuyer avec le retrait des points de suture. Ainsi les soins sont les plus simples possible. Si besoin, je prescris le passage d’une infirmière à domicile pour refaire le pansement entre deux consultations de contrôle.

Lorsque la cicatrisation est obtenue, je surveille et je traite si besoin la cicatrice afin qu’elle soit la plus discrète possible.

FAQ

Non. L’indication dépend de sa taille, de sa localisation et de son évolution. Le plus souvent, la chirurgie est proposée pour des raisons esthétiques ou de surveillance médicale.

Oui, il nécessite une surveillance spécialisée car il comporte un risque plus élevé de transformation au cours de la vie. L’exérèse est souvent discutée précocement selon les caractéristiques de la lésion.

Le choix dépend de la taille de la perte de substance et de la zone concernée. Suture directe, lambeau local, greffe ou expansion cutanée peuvent être utilisés pour optimiser le résultat cicatriciel.

Oui, surtout pour les lésions étendues du cuir chevelu ou du tronc. Elle permet de créer de la peau supplémentaire de qualité pour une reconstruction plus harmonieuse.

Elles sont inévitables mais soigneusement planifiées pour être les plus discrètes possible. Leur aspect s’améliore progressivement avec la croissance et les soins cicatriciels adaptés.

Chirurgienne plastique et esthétique à Paris

Dr Laurence Benouaiche

Ancienne Chef de Clinique à l’hôpital Necker – Enfants Malades, ancienne élève de l’École Normale Supérieure et Docteur ès sciences, j’associe expertise chirurgicale, innovation et approche scientifique dans ma pratique.

Au sein de mon cabinet du 7e arrondissement de Paris, j’intègre des technologies avancées et des protocoles personnalisés en médecine esthétique, avec une attention particulière portée aux traitements peu invasifs, à la régénération cutanée et à l’obtention de résultats naturels et harmonieux.