Quelle est la meilleure cicatrice pour les prothèses mammaires ?
Ce qu’il faut retenir :
- Le choix de la voie d’abord pour la pose d’implants mammaires dépend avant tout de critères anatomiques et techniques, plus que de la discrétion de la cicatrice.
- La voie péri-aréolaire permet une grande précision chirurgicale, un contrôle optimal de l’intervention et laisse généralement des cicatrices très discrètes.
- L’objectif est d’obtenir un positionnement harmonieux des prothèses tout en limitant les contraintes et les complications à long terme.
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La voie d’abord
Sur quel argument je choisis la voie d’abord et donc la cicatrice qui restera après l’opération des prothèses mammaires ?
Souvent, les patientes demandent la voie axillaire qu’elles croient plus discrète. En fait, cette voie est plus particulièrement adaptée aux prothèses que l’on met en place en dessous du muscle pectoral, ce qui donne le résultat le moins naturel. En effet, avec le temps, la glande mammaire tombe, mais la prothèse est retenue par le muscle se retrouve au-dessus du sein naturel : c’est affreux !
De plus, lorsque vous sortez de la piscine en vous appuyant sur vos avant-bras, le muscle écrase les prothèses et ce n’est pas du tout discret ! Allongée, les seins restent droits au lieu de retomber naturellement sur le coté.
Enfin, en cas de complication (saignement), heureusement bien rare, il faudra souvent en urgence passer par l’aréole pour y voir clair et du coup on se retrouve avec deux cicatrices différentes sur les deux seins.
Il existe plusieurs possibilités :
- La voie péri aréolaire ou trans aréolaire [1 et 2], c’est à dire au niveau de l’aréole (autour du mamelon).
- La voie sous-mammaire [4].
- La voie axillaire [3].
Des cicatrices quasi invisibles
Au niveau de l’aréole, je n’ai vu que des cicatrices de plus en plus discrètes, les patientes sont très contentes. Passer autour de l’aréole plutôt qu’au travers permet de poser des prothèses de plus grande taille. En terme de sécurité, on est bien placé pour poser les prothèses et contrôler les saignements. On a le choix de placer la prothèse derrière la glande, le muscle ou les deux.
On a toutes les libertés d’actions et le confort du chirurgien joue pour beaucoup dans la qualité du résultat final !
Je ne propose la voie sous-mammaire que lorsque l’aréole est trop petite par rapport au volume désiré. Cependant je trouve que la voie sous-mammaire donne des cicatrices très discrètes. C’est la voie d’abord préférée au Brésil.
Son inconvénient est une moins belle préparation de la loge de la prothèse, surtout lorsque l’on désire déplacer les sillons, affaire technique.
Pour synthétiser, les cicatrices atour de l’aréole sont discrètes et le résultat de placement des prothèses est idéal.
Dr Laurence Benouaiche
Ancienne Chef de Clinique à l’hôpital Necker – Enfants Malades, ancienne élève de l’École Normale Supérieure et Docteur ès sciences, j’associe expertise chirurgicale, innovation et approche scientifique dans ma pratique.
Au sein de mon cabinet du 7e arrondissement de Paris, j’intègre des technologies avancées et des protocoles personnalisés en médecine esthétique, avec une attention particulière portée aux traitements peu invasifs, à la régénération cutanée et à l’obtention de résultats naturels et harmonieux.